jeudi 30 juin 2016

Z comme... ZigonneZ-vous ?

Pas de Zénobie partie à Zanzibar Zieuter la Zibeline ou le Zébu...
Pas de Zéphyrin Zonard Zigouillé par un Zigoto de Zouave à Zagreb...
Pas de Zélia un peu Zinzin Zigzagant dans ses Zinnias de Nouvelle-Zélande !

Et même pas de Zoé se promenant sur un Zèbre au jardin Zoologique !!

Alphabet en images : 31 gravures en couleur / par Marie-Madeleine Franc-NohainSource Gallica

Mais j'ai découvert le verbe Zigonner qui au Québec signifie "Travailler à de petites choses qui peuvent paraître futiles, par plaisir, pour meubler son temps ou pour apporter de petites améliorations"

Alors est ce que faire la recherche de nos ancêtres jour après jour, compléter son arbre par petites touches, par une nouvelle date ou un prénom, ce n'est pas toujours un peu Zigonner ?



Zigonnerons-nous encore ensemble pour le ChallengeAZ 2017 ?

Je pense que je repartirai l'an prochain, avec une autre branche et un autre département, la Meuse ou la Savoie ?

J'ai pris plaisir à écrire ces billets bien que les délais soient difficiles à tenir et cela m'a permis de découvrir des détails que je n'avais pas remarqués...
Dommage que celui que je préfère "les 3 tristes Mariages de Marthe Fortin" pour la lettre M soit un des moins lus... 
Pourquoi ne pas aller y faire un petit tour pour ne pas le Zapper ?

Rendez-vous en  2017 !!


Y comme... Y avait du monde à l'église ce dimanche !

Y avait du monde dans l'église de Marnay-sur-Seine, le 16 mai 1774, où 3 mariages ont lieu en même temps !
Ce sont les mariages de 3 enfants de la famille LARGUILLON avec 2 enfants de la famille LEFEBVRE et un fils DEBURE. 
Photo Georges Grand 
http://aubetdh.free.fr/marnaysurseine/eglise/002.htm

On bat les records de signatures pour ce registre, les pages ne suffisent plus !!


Edmé Charles Crépin LARGUILLON, fils mineur de Edmé Charles LARGUILLON, marchand à Marnay, et de Etienne MOINAT épouse Catherine Marguerite LEFEBVRE, fille mineure de Joseph LEFEBVRE, marchand de Pont sur Seine, et de Catherine Madeleine LECOUR.



La première sœur Marie Madelaine Edmée LARGUILLON épouse Pierre DEBURE fils de Claude Edmé DEBURE et de Marguerite DEVAUX...

... et la deuxième sœur Barbe Etienne Louise LARGUILLON épouse le frère François Marie Joseph LEFEBVRE 


Photo Georges Grand http://aubetdh.free.fr/marnaysurseine/eglise/002.htm  



Sources :
http://www.archives-aube.fr/       Marnay - 4E22503 - vues 153/154
http://aubetdh.free.fr/marnaysurseine/eglise/002.htm

X comme... X générations en éventail

Mon challenge était de me limiter à l'étude de la branche de de mon grand-père Maxime GERARD.

J'ai demandé la représentation de ses ancêtres sur 10 générations. Mon grand père étant né en 1888, la génération la plus éloignée nous amène en général avant 1600.

Voici l'éventail obtenu :



mercredi 29 juin 2016

W comme... des Wagons, encore des Wagons, toujours des Wagons !


Mes grands-parents étaient cheminots. Combien de Wagons ont-ils vus et aussi entendus passer ?


Mon grand-père Maxime GERARD est incorporé dans le 1er régiment de Génie Civil le 6 octobre 1909 pour 2 ans. Rappelé en 1914, il est blessé au Chemin des Dames, hospitalisé plusieurs fois mais reste aux armées jusqu'au 11 novembre 1918. Il a 30 ans.

Il est ensuite incorporé à l'intérieur jusqu'au 21 juillet 1919 "maintenu affecté spécial au titre de la Compagnie des chemins de fer de l'Est comme cantonnier" au poste de Doulcon à Dun-sur-Meuse, dans la subdivision de Mézières.

Le 5 juillet 1920, il épouse ma grand-mère, Jeanne PELLERIN et leurs 2 enfants naissent à Aubréville puis à Saint-Mihiel dans la Meuse. 
Ils apparaissent dans le recensement de 1926 de Saint-Mihiel tous les deux comme employés des chemins de fer.





http://www.cparama.com/

Le 1er mars 1928, il est affecté au passage à niveau de Dun sur Meuse.



Le 5 mai 1929, il passe dans la subdivision de Bar le Duc (?), puis le 14 novembre 1932, il est affecté à la gare de Ville-sur-Tourbe, subdivision de Châlons-sur-Marne (Châlons en Champagne)


La famille s'installe ensuite aux Islettes (voir I)  toujours dans la Meuse, où mon grand-père sera chef de gare et ma grand-mère garde-barrière et à la manœuvre des aiguillages.

Aujourd'hui toutes ces gares ont disparu, seuls subsistent quelques rails et des barrières... et on ne voit plus passer les wagons....




V comme... Vie communautaire

Je vous ai déjà parlé de Marie Anne Catherine CADET (mon sosa 97) et de son aïeul Jean Hucher (Voir H).

C'est encore grâce aux fabuleux travaux mis en ligne par Yves BEAUVILLE (site) que j'ai relevé une autre particularité d'un de ses ancêtres, son arrière-grand-père à la 10e génération, Jehan DEVIGNE l'ainé, (
mon sosa 49 696)  né vers 1470.

En 1521, à 48 ans, Jehan DEVIGNE est témoin dans une enquête où il est déclaré charpentier et laboureur à La Chaume, près de Ferreux-Qincey dans l'Aube. Il déclare avoir été garennier et garde pendant plus de 6 ans. 

Il dit être venu environ 30 ans auparavant de La Motte-Saint-Jean du pays de Charolais, diocèse d'Autun pour demeurer au Paraclet (site de l'Abbaye du Paraclet).


La-Motte-Saint-Jean se situe en Saône-et-Loire près de Paray-le-Monial et de sa célèbre abbaye. C'est peut-être par des liens entre les deux abbayes que Jehan s'installe au Paraclet...

C'est en faisant des recherches sur La-Motte-Saint-Jean que j'ai découvert les communautés "taisibles" (c'est à dire "tacites", sans contrat écrit), appelées également "parsonneries" qui étaient des modes de Vies communautaires dans des exploitations agricoles collectives, autrefois très répandus dans le centre de la France. 

"...Le coteau de La Motte Saint Jean abrite les vestiges de la Grande Houle, ferme du XVe siècle, (Houle dérivant du latin «olla», marmite) merveilleux ensemble de bâtiments ruraux qui regardent couler la Loire du haut de leur promontoire. 
L’histoire de cette maison commence au XVe siècle par la fondation d’une communauté familiale agricole originale "Au même pot et au même feu". Ces constructions de communautés donnent une impression de force tranquille et de vastitude. À la Grande-Houle, les parsonniers se sont mis aux travaux d’abattage d’une quantité de beaux chênes, pour confectionner l’ossature de la maison, en pan de bois avec remplissage de torchis, ainsi que la charpente. Les plus gros arbres furent réservés à la construction de la salle commune ou chauffoir, avec sa monumentale cheminée. 
Une poutre de 8 mètres de long et de 52x63 cm de section, pesant deux tonnes, fut confectionnée et hissée à hauteur de plafond au milieu de la salle. Une autre poutre, moins grosse, se trouve à même hauteur, parallèlement à la première et à 3 m 30 de distance, posée sur le mur du fond de la salle. De l’une et l’autre de ces deux grosses poutres, deux autres éléments ferment le carré de la cheminée, énorme pyramide de brique, d’un poids considérable, qui s’appuyait sur cette structure. À l’intérieur de la grande pyramide qui fumait en permanence, une énorme marmite servait à nourrir tous ses habitants.
La communauté prospéra rapidement, grâce à la marmite toujours pleine et il fallut essaimer. Les deux nouvelles communautés décidèrent de rester côte à côte et l’on construisit, à la place de l’ancienne cheminée, deux autres cheminées semblables, un peu moins grandes... "

Le site Wikipedia permet d'obtenir plus de détails sur le fonctionnement de ces communautés : 

vendredi 24 juin 2016

U comme... Ursule dernière baptisée de l'an 1

Marie Ursule GERARD est la fille de Jacques Denis GERARD et de Marie Jeanne VILLETTE, mes cousins à la 5e génération.

Elle a été baptisée à Marnay-sur-Seine dans l'Aube, le 21 octobre 1792, an premier de la République Française
Sur son acte de baptême, on voit les difficulté du curé de s'adapter à la nouvelle rédaction des actes selon la norme républicaine : "Citoyen" a été rajouté dans la marge... 
AD Aube 4E 22503 vue 283

Mais dans la note inscrite sous cet acte, on peut remarquer que le registre catholique est clos et que le baptême d'Ursule était donc le dernier baptême de cette nouvelle république pour Marnay.
AD Aube 4E 22503 vue 283
Nous Maire de la Municipalité de Marnay sur
Seine, en exécution de la loi du vingt septembre mil sept
cent quatre Vingt douze et sur la réquisition du procureur
de la commune avons clos et arrêté ce jourd'huy premier
novembre de la dite année la première de la République
Française, le présent registre ci devant à la charge
du Citoyen Bornand en sa qualité de Curé pour
être par le dit Bornand continué en qualité d'officier
publique en se conformant aux articles de la loi
ci dessus.


On peut constater les changements pour notre curé Siméon Jacques Bornand :

De curé de Marnay en octobre 1792...
... en décembre 1792, il se présente comme officier public...

...et signe  avec son nouveau titre mais uniquement de son nom

Dans le registre suivant, en 1793, il se présente comme membre du conseil municipal élu...

...et signe avec tous ses prénoms

puis on perd sa trace dans les registres après octobre 1793...

T comme... Tambour dans les guerres napoléoniennes

Mon arrière-grand-oncle Jean Baptiste LENFANT est l'ainé des oncles de Désiré LENFANT, couvreur et porcelainier dont je vous ai déjà parlé..
Nul doute qu'il a dû lui raconter les souvenirs de ses 2 longues années passées en tant que soldat dans l'armée napoléonienne... 

Jean-Baptiste est né à Villenauxe dans l'Aube le 16 mai 1791. Le 11 mai 1811 pour ses 20 ans il est incorporé dans l'armée comme le seront 1,6 millions d'autres hommes, dont 340 000 levés en 1811 en préparation de l'invasion de la Russie.


Il prend le poste de Tambour le 1er juin 1811. Il y avait dans les régiments d'infanterie deux tambours par compagnie choisis parmi les fusiliers et commandés par le tambour-major.



Une recherche nous permet de mieux comprendre le rôle du tambour :

mercredi 22 juin 2016

S comme... graines de Stars

Mes aïeuls ont surtout donné naissance à une grande foule d'anonymes, mais aussi à quelques "Stars" (ou je devrais plutôt  dire "célébrités" comme on nous en rabat les oreilles maintenant...)

Je ne fête jamais mon anniversaire, mais cette année, pour rester dans le thème "généalogie", si j'invitais mes cousins-stars...?

Carole BOUQUET récitant du Charles BAUDELAIRE sur une musique spécialement composée par Jean Michel JARRE, ça changerait un peu, non ?


Et puisque nous sommes tous cousins parait-il, allez, je vous invite aussi à venir avec vos propres "Stars" !

Comment pourrez-vous les intégrer au spectacle ?



R comme... Reconverti porcelainier

Désiré LENFANT (mon sosa 26) est né en 1835 à Villenauxe-la-grande dans l'Aube. A son mariage, en 1857, il est couvreur et en 1871, lors du recensement, il a toujours le même métier.

Mais en 1876, il apparaît comme manouvrier  dans l'acte de décès d'un de ses fils et comme porcelainier dans le recensement e cette même année. Il a alors 41 ans.

Quelques recherches sur le site de Villenauxe m'ont permis de découvrir cette fabrication :

dimanche 19 juin 2016

Q comme... Quatre lieues à la ronde

Dans l'ancien régime et dans la région Champagne une lieue représentait environ 4,5 km.

Sur 8 générations, les familles d'origine de mon grand-père Maxime GERARD se retrouvent dans les villages de l'Aube et de la Marne dans les Quatre lieues à la ronde autour de Marnay-sur-Seine. Seuls quelques rares villages font exceptions, mais restent à moins de 10 lieues à pied.

J'ai relevé dans les actes, et en remontant dans le temps :

Du côté paternel, à part Marnay-sur-Seine pour la grande majorité :

origines de son grand-père Alexandre Lyé GERARD
- Pont-sur-Seine
- Saint Hilaire-sous-Romilly
- Ferreux-Quincey
- Gélannes
- Saint-Aubin
- Fontaine-Macon
- Crancey
- Saint-Loup-en-Buffigny

origines de sa grand-mère Rosalie VILLETTE
- Saint-Aubin
- Pont-sur-Seine
- Villeneuve-au-Chatelot
- Nogent-sur-Seine
- Avant-lès-Marcilly
- Neuville sur-Vannes  (40 km à pied) 

Du côté maternel, à part Villenauxe-la-Grande (Dival) pour la grande majorité :

origines de son grand-père Désiré LENFANT
- Romilly-sur-Seine
- Chalautre-la-Grande
- Beauchery-St-Martin
- Nesle-la-Reposte
- Villiers-Saint-Georges
- Saron-sur-Aube
- Bagneux

origines de sa grand-mère Rose Anna BUGNOT
- Romilly-sur-Seine
- Montgenost
- Saudoy
- Barbuise
- Ferreux-Quincey
- Bethon
- Avant-lès-Marcilly
- Saint-Loup-de-Buffigny
- Boissy-le-Repos (45 km à pied)

Une lieue correspondait à l'origine à 1 heure de marche.

La carte obtenue à partir de l'application accessible sur oalley.fr pour 4 heures de marche autour de Marnay couvre bien l'ensemble de ces villages. 

Est-ce que mon aïeul Nicolas GERARD, premier arrivé sur Marnay dans ma généalogie, imaginait que son arrière petite-fille descendante à la 9e génération, s'établirait aux Amériques à plus de 1 200 lieues (5 600 km)... ?


... et que ses arrières-petits-enfants à la 10e génération vivraient de l'autre coté de la terre à plus de 3 500 lieues (15 800 km) ?

Source : http://www.levoyageur.net/distances/distance.html

vendredi 17 juin 2016

P comme... mourir en retour de Pélerinage de Ste Reine

Vu dans l'état civil de Crancey dans l'Aube en 1652 :

Catherine GIRARD, femme de Jean Porcheron, mourut en revenant de pèlerinage de Sainte Reyne et fut inhumée en la paroisse de L'Isle, âgée de 48 ans, -------  les saints sacrements. le ? 20 septembre ? 2 octobre ?  1652 
Difficile de lire la date - mais l'acte suivant (Etienne Rozé) date du 27 octobre...


Des recherches nous amènent Alise, à près de 150 km de Crancey dans le département actuel de l'Yonne, puis au pèlerinage de Sainte Reine :

O comme... Les Oies de Casimir-Périer

Ma mère m'a raconté que mon grand-père, quand il était petit,  "allait garder les oies de Casimir-Périer"...


En effet le château de Jean Casimir-Périer se situait à 2 km de la rue où mon grand-père est né à Saint-Aubin, à la limite entre Nogent-sur-Seine, Pont-sur-Seine et Saint-Aubin dans l'Aube.


 Sur le site de Nogent-sur-Seine (ici), j'ai trouvé ces informations :
Jean Casimir-Périer (1847-1907) est le fils de Auguste Périer (1811-1876) dit Casimir, diplomate, académicien des sciences, député de l’Aube, président du Conseil général et ministre de l’intérieur de 1871 à 1873 sous la présidence de Thiers. 
Il est aussi le petit-fils de Casimir Périer né à Grenoble, riche banquier, député de Paris, ministre de Louis-Philippe, président du Conseil en 1831 qui fit entrer la demeure de Pont-sur-Seine dans la famille Périer. Le château avait appartenu à Napoléon qui l'avait acheté pour sa mère, puis incendié.

jeudi 16 juin 2016

N comme... Noyade d'un colporteur savoyard

Dans les registres de Marnay-sur-Seine, évidemment on relève beaucoup d'actes de décès à cause de noyades dans le fleuve.

En recherchant hier l'acte de décès du dernier mari de mon aïeule Marthe (Voir M), que je ai trouvé aujourd'hui - voir la mise à jour du dernier mariage aussi surprenant..., j'ai lu et essayé de déchiffrer cet acte, datant du 30 mars 1686, d'une longueur peu habituelle, bien qu'en une seule phrase !

mercredi 15 juin 2016

M comme... les 3 tristes Mariages de Marthe Fortin

Quel nom ou quel prénom en M choisir dans mon arbre dans cette branche de Champagne sur laquelle j'ai décidé de me limiter pour ce challenge...
Tout d'abord le prénom de Marthe m'a attiré... et puis j'ai été surprise en étudiant plus précisant tous les actes qui la concernent...

Nous sommes toujours à Marnay-sur-Seine dans l'Aube... 
Marthe Fortin (mon Sosa 771)née vers 1645, y fait de drôles de mariages :

Elle se marie une première fois le 17 juillet 1667 avec Noël MILLET :
A son mariage, Noël est Serviteur domestique de Salomon Parastre, Sieur de Champseine, Procureur fiscal en la justice de Marnay.

Il est déjà veuf d'une certaine Jeanne ROUX DAULE (?) dont il a eu un enfant Constantin âgé d'environ 19 ans, cité présent dans l'acte de mariage. 
Lors de son second mariage en 1667, Noël doit donc avoir environ 40 ans et Marthe a 22 ans, presque l'âge de son fils...

Marthe accouche d'un garçon Philippe, trois mois plus tard, le 26 octobre 1667 ce qui peut expliquer ce mariage précipité... 

Mais Noël, alors déclaré manouvrier, meurt en juillet 1669 et Marthe accouche d'une petite Claude 6 mois plus tard en janvier 1670.
Marthe se retrouve donc veuve avec un enfant de 2 ans et un nourrisson. Elle perd la petite Claude  à l'âge de 2 ans.

Marthe ne se remarie que six ans plus tard, en novembre 1675, avec Louis LEPERE (mon Sosa 770)
Louis est bachoteur. 

Il est déjà veuf lui aussi. Il a eu 3 enfants Pierre, Marguerite et Nicolle dans les années 1645 ou 1646,
de Madeleine DUMAS.
Lors de son second mariage en 1675, il a donc environ 50 ans et Marthe est dite avoir 30 ans, l'âge de ses enfants...
Ils ont une fille Jeanne en 1676 et un garçon, Louis, en octobre 1678.  
Mais ce second époux meurt en novembre 1679, et Marthe accouche d'une petite fille Marie (mon Sosa 385) cinq mois plus tard en avril 1680.

Elle se retrouve donc à nouveau veuve avec 4 enfants : Philippe, âgé maintenant de 12 ans, Jeanne, 3 ans et 2 nourrissons Louis et Marie...

Elle se remariera en août 1683, mais cette fois avec Edmé MARTIN à peine âgé de 21 ans ! 
Marthe a alors 38 ans, 17 ans de plus que lui...

Le curé préfère d'ailleurs laisser un blanc pour l'âge de Marthe sur l'acte de mariage.
Ils auront un premier garçon Edmé en 1684. 
** Mais son troisième époux meurt le 15 octobre 1686 et Marthe accouche d'un petit garçon Pierre 3 semaines plus tard...

A 41 ans, Marthe se retrouve veuve pour la troisième fois et reste à nouveau seule avec 6 enfants dont les 5 derniers qu'elle doit élever ont moins de 10 ans.

Mais cette fois, elle ne se remariera plus...  



**article mis à jour le 16 juin

lundi 13 juin 2016

L comme... Saint Lupien et le VIe siècle

Chez mes aïeuls, dans l'Aube, j'ai rencontré plusieurs fois les prénoms Lupien et LupienneJe pensai que ce prénom était à l'origine de Lucien, mais non, pas du tout !

Un recherche sur Wikipedia m'a fait comprendre sa popularité dans ces branches :


Le prénom provient de Saint Lupien, nommé aussi Saint Louvent, originaire de Javols dans le Gévaudan (voir carte ci-dessous), abbé du monastère de Saint Privat près de Mende


Pour vous expliquer sa vie, je vais essayer de vous résumer le contexte, tel que je l'ai compris, mais vous pouvez l'approfondir à loisirs sur cette page : 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Brunehaut_(reine)

Nous sommes au VIe siècle. A cette époque bien troublée, le territoire des francs est divisé en plusieurs royaumes disputés par des familles n'hésitant pas à régner et à placer leurs héritiers par diverses manœuvres d'alliances ou d'assassinat...

dimanche 12 juin 2016

K comme... Kléber

Mon grand père était joyeux et fier en ce jour de 1921.

Un an après son mariage, son épouse venait de lui donnait un fils qu'elle lui avait faire promettre d'appeler Jacques.

Mon grand-père est donc parti le déclarer à la mairie.

En chemin, il a dû rencontré des voisins à qui il a annoncé la bonne nouvelle. Bien sûr pour l'occasion, il a fallu accepter de boire une petite mirabelle...

Et dans le village, il est entré dans le café,  exceptionnellement car mon grand-père ne buvait jamais, où très joyeux et très fier, et il a payé sa tournée...

Alors quand finalement il est arrivé à la mairie, il était très, très joyeux et très, très fier !

Et quand l'officier de mairie lui a demandé comment il voulait appeler son fils, il a répondu bien fort :
" KLEBER "

Heureusement il s'est tout de même souvenu de la promesse faite à sa femme et il a rajouté :
  " et JACQUES en deuxième prénom ! "


C'est ainsi que - d'après la version de ma grand-mère - mon oncle s'est appelé Kléber en l'honneur de ce célèbre général (bien que ses stratégies et actions aient bien été contestées depuis...) qui représentait encore la fierté lorraine après la première guerre, dont mon grand-père sortait.

Et Kléber, qui détestait son prénom et se faisait appeler Jacques, a fait une belle carrière militaire !




J comme... Jour mémorable à Marnay

On a dû parler longtemps de ce Jour exceptionnel du 15 août 1762, fête de l'Assomption, dans les veillées de Marnay-sur-Seine dans l'Aube, tel qu'il est retranscrit dans les registres d'état civil :

"Fin d'une harangue faite à Mgr de Boulogne le quinze août 1762 fête de l'assomption, à la grande porte de l'Eglise avant la grande messe à laquelle assista monseigneur Deboulogne en qualité de Seigneur de Marnay, ci-devant controolleur Geal, cordon bleu, accompagné à cet office solennel de madame Son Epouse, monsieur son fils intendant des finances, de deux demoiselles Ses petites filles, dont une présenta les pains bénis, et d'autres Seigneurs et Dames.
Sentiments de religion que vous faites paraître avec édification dans ce St Temple, sont une Epoque qui sans doute n'a pas été jusqu'à présent, epoque qui mérite que nous la transcrivions sur nos registres signés des marguilliers, habitans et de nous curé.
Vos descendants sauront, Monseigneur, dans siècles reculés qu'un de leurs ayeul illustre par de si hauts titres, est venu dans une année du dix huitième siècle se prosterner au pied des autels, assister aux Saints Mystères, avec Madame, Monsieur son fils intendant des finances, et sa nombreuse famille au jour et grande fête de l'Assomption de la Ste Vierge, patronne de cette paroisse. Mgr en étant seigneur (??), et fit en ce jour de très abondantes aumônes" 

La note n'est signée que par Laurent Oudiette, maître d'école et Louis Delaunay, marguillier. 
Le curé a peut être laissé la plume au maître d'école, meilleur dans les bonnes tournures de phrases, ou peut-être est-il malade (il décède l'année suivante)...

J'espère que les descendants de Monseigneur de Boulogne (ou Boullongne) à qui cette note est destinée se reconnaîtront et recevront ce message !!

jeudi 9 juin 2016

I comme... la gare des Islettes (Meuse)

Mon grand-père Maxime GERARD travaillait à la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est.
Après plusieurs mutations, il est devenu employé puis chef de gare aux Islettes dans la Meuse.
Son épouse Jeanne était garde-barrière du temps où l'automatisme n'existait pas et où on avait la responsabilité d'ouvrir et fermer manuellement les barrières.
Ma mère aussi a travaillé comme garde-sémaphore pendant la guerre. Elle m'a raconté qu'évidemment il fallait s'occuper pour ne pas s'endormir, alors beaucoup, même les hommes tricotaient des chaussettes...

C'est dans cette commune des Islettes que mes grands-parents ont terminé leur vie.


Aujourd'hui il semble que de cette gare, qui semblait importante par son activité et pour être un point stratégique pendant la guerre, il ne reste plus qu'un arrêt sur la ligne SNCF...

Mon grand-père est décédé en 1954. J'allais encore voir ma grand-mère dans les années 65 dans la maison qui lui était conservée pendant sa retraite. Je ne sais pas si c'est celle-ci avant sa rénovation... je ne reconnais que la barrière en béton...



C'était du temps où passaient de beaux autorails et qu'enfant j'appelais tous les trains rouges et crème les "Michelines", même si ils n'en étaient déjà plus...



Mais je me rappelle surtout d'un grand bâtiment (entrepôt de marchandises ?) qui ressemblait plutôt à celui-ci au fond de cette ancienne carte postale (qui date des années 1900).

Quand a-t-il été détruit ?
Qui aurait encore des photos ?
Vos parents ou grands-parents ont-ils travaillé aussi à la gare à cette époque ?
Racontez-moi...


mercredi 8 juin 2016

H comme... Jean Hucher signe un bail pour 3 vies

Le 17 juillet 1782, Louis GERARD épouse Marie Anne Catherine CADET. Il a 34 ans et Marie Anne 24 ans. Mais ses parents sont déjà décédés, elle est donc mineure lors de son mariage et elle doit obtenir l'accord de son curateur Armand CORPEL, son cousin germain, le frère de Marie-Catherine, sa marraine, elle aussi décédée en 1765.

Il faut surtout remarquer que c'est chez les GERARD, le premier événement qui se situe en-dehors de Marnay-sur-Seine. En effet leur mariage a lieu à quelques kilomètres dans le village de Saint-Hilaire-sous-Romilly, toujours dans l'Aube.

Marie Anne CADET est issue de plusieurs familles originaires de villages proches et dont les activités sont éloignées de celles habituelles des Gérard liées à la navigation sur la Seine.

Avec Marie-Anne, c'est toute la vie de la campagne qui apparaît…

J'ai ainsi découvert des laboureurs, des vignerons et des meuniers, mais aussi des charrons, des charpentiers et des couvreurs.

Ils habitaient sur le secteur de Quincey, Saint-Hilaire sous Romilly, Ferreux ou Saint-Aubin.


C'est à Saint-Aubin que j'ai retrouvé le plus ancien aïeul de Marie Anne, et donc aussi le mien évidemment ! C'est mon sosa 99 394, 16 générations nous séparent !

MERCI à Yves BEAUVILLE pour ses fabuleux travaux de recherches, rédaction et classement remarquables et tellement utiles (site).

C'est grâce à lui que j'ai retrouvé beaucoup de mes ancêtres du XVIe siècle, dont cet aïeul, et il m'a permis -en autres- de découvrir plusieurs actes le concernant et ce bail "pour 3 vies".

Cet aïeul s'appelle Jehan HUCHER et porte le titre de procureur des religieuses du Paraclet. Il est aussi laboureur et exploite les terres de l'abbaye. Il sera inhumé dans l'église de l'Abbaye du Paraclet, à Saint Aubin. Je suppose que cela devait être considéré comme un honneur.

Ainsi Jean HUCHER signe un bail "pour 3 vies" avec les abbesses de l'abbaye de Paraclet :
"Le 6 avril 1488, Jean HUCHER et Félizon Brocard,sa femme, prennent des abbesses du Paraclet le bail à titre de rente et moisson de grains, du gaignage [fruit d'une terre labourable par semence de grains] et labourage de la terre des Mergers à Saint-Aubin, soit 9 x 20 arpents de terre en labour et en friches, et d'une terre à La Chaume, soit 20 arpents de pré et buisson. La durée du bail est fixée à trois vies, à savoir lesdits preneurs pour la première vie, les enfants procréés de leur mariage légitime pour la seconde vie, et les enfants procréés des légitimes mariages de leurs enfants pour la troisième vie. En contrepartie, lesdits preneurs promettent de nettoyer et essarter les terres qui sont en friches aux Mergers et d'y faire édifier une maison de 4 demeures avec grange de bois et étable, et aussi de faire édifier à La Chaulme une maison de 4 demeures."
Entre 1491 et 1496, on le retrouve dans les impositions de Saint-Aubin :
"Jehan HUCHER paye cens à Saint-Aubin en 1491 et 1494 pour sa vigne et pour un demi-arpent de terre accin [jardin] ; Jehan DE VIGNES, [son gendre] charpentier paye en 1491 et 1493 pour sa part du verger pour ce payé par la mère de HUCHER; il paye en 1491 pour sa plante et pour un demi-arpent de Housoy …"
Puis on poursuit par le désistement du bail par sa fille qui échange une partie de sa succession par une garantie sur son entretien et son inhumation :
"Le 30 avril 1544, Jehanne HUCHER, veuve de Jehan DEVIGNES, en son vivant demeurant à la Chaulme, se déporte du bail à trois vies pris il y a 60 à 80 ans, le 6 avril 1488, par feu Jehan HUCHER son père au profit des religieuses du Paraclet d'un gaignage à Saint-Aubin à condition de la nourrir, loger, coucher, chauffer sa vie durant et après son décès la faire inhumer selon sa condition. Jehanne jouit de 30 arpents des terres des Mergers pour la deuxième vie, reconnaissant être âgée de environ 80 ans, ne peut plus vaquer à ses aisances et négoces pour son vêtir, nourrir et entretenir. Elle sera inhumée en l'église de l'abbaye devant l'autel Monseigneur Saint-Jean après ledit défunt Jehan HUCHER son père étant inhumé audit lieu"

mardi 7 juin 2016

G comme... quand la Seine Gelait

Au cours de mes recherches sur la vie de mes aïeuls les GERARD, bachoteurs ou mariniers sur la Seine, j'ai trouvé cette étude consultable en ligne qui donne des informations intéressantes sur l'histoire de la navigation sur la Seine et sur ses dangers dus aux intempéries. 

Je me permets de vous en livrer des extraits.

On connait bien sûr, et c'est tristement d'actualité, les crues :
" La convergence des affluents de la Seine vers le centre du Bassin Parisien (Yonne, Marne), des trombes d’eau, des nappes phréatiques saturées et un sol engorgé provoquent de brutales montées des eaux. Les crues dites à chaque fois du siècle (1856, 1876, 1910), celles qui élèvent l’eau de plus de 8 m sont très rares ; la plupart se bornent à hausser le niveau du fleuve à environ 5 à 6 m, hauteur suffisante pour provoquer des dégâts. C’est en 1719 qu’une échelle des crues est établie au pont de la Tournelle, premier pont de Paris en amont.
La crue de 1910 reste inscrite dans les mémoires du fait des nombreuses cartes postales témoignant de ses ravages. [ ] Le 26 février, l’eau monte jusqu’à 8,29 m au pont Royal, soit 84 cm de plus que celle de 1876, et 29 cm de plus que celle de 1740.
Les crues ordinaires sont générées soit par des fortes chutes de neige fondant rapidement, soit par de grandes pluies se succédant à plusieurs jours d’intervalle. Elles sont différentes des crues de débâcle qui, elles sont dues à la rapide fonte des glaces. Les inondations sont fréquentes et les archives offrent des descriptions intéressantes. En janvier 1649, la Seine connaît une crue majeure. De Corbeil à Paris, toute la plaine alluviale est sous les eaux. "
Mais le gel provoquait aussi de nombreux dégâts :
"Les glaces interrompent le trafic fluvial presque tous les hivers et cela dès les périodes anciennes. L’empereur Julien, à Lutèce entre 358 et 360, écrit dans le Misogopon « Rarement la rivière croit ou diminue ; telle qu’elle est en été, telle elle demeure en hiver. Or, il arriva que l’hiver que je passai à Lutèce fut d’une violence inaccoutumée : la rivière charriait des glaçons comme des carreaux de marbre ; ces glaçons bruts, larges, se pressant les uns les autres jusqu’à ce que, venant s’agglomérer, ils formassent un pont ».
Ces remarques sur les glaces sont également signalées au XVe siècle lors de l’occupation anglaise de Paris. En décembre 1421, [ ] « Et si disaient les mariniers qu’elle avait plus de 2 pieds d’épais [environ 0,70 m d’épaisseur], et bien y apparaissait, car on allait par-dessus, on y charpentait pieux pour mettre au-devant des moulins pour rompre la glace au dégel, ». 
[ ] Les relevés des températures effectués par Louis Morin entre 1676 et 1713, médecin et botaniste de l’Académie des Sciences, soulignent des minima importants. On constate que quelques jours de froid très vif suffisent à figer les eaux, et qu’au long de ces 38 années, 11 mois de janvier ont connu des températures moyennes mensuelles négatives, et 3 hivers, des températures saisonnières négatives : certains jours, la température chute à –15, -16 et même –18°C.
La municipalité parisienne, au cours du mois de janvier 1709, fait même scier la glace pour dégager un chenal de navigation et rendre possible un semblant de trafic.

A la même période, un laboureur du sud de Paris, Pierre Petit, rapporte que la rivière [la Seine] a été arrêtée, c’est-à-dire s’est trouvée geler, 4 jours après le 6 janvier « ne telle sorte que les charrettes ont passé à charge sur la glace à Choisy-le-Roi ».
Pour les marchands et les voituriers qui sont parvenus à Paris avant le gel, commence une période d’immobilisation forcée, marquée par la crainte de la débâcle, qui provoque toujours des dégâts importants.
La mise en mouvement des blocs de glace ne manque jamais de détruire des embarcations et de faire des victimes : 11 bateaux font naufrage dans le port de Charenton, lors de la débâcle des glaces de février 1774, et 11 autres, sur 51, sont portés disparus dans le même port, lors de l’hiver 1788/1789, durant lequel les glaces, dont l’épaisseur atteignit 15 à 22 pouces, entre 40 à 60 cm, durèrent du 25 novembre au 15 janvier. Et au Port-à-l’Anglais, sur la Seine, sur 54 qui étaient au port, seul 28 furent sauvés au cours du mois de janvier 1789. 
Les pertes pour les marchands approvisionnant la capitale peuvent donc être considérables. En janvier 1742, François Gironde, un voiturier par eau demeurant à Limon en Auvergne, explique son retard. « Il dit qu’il aurait amené dans trois bateaux la quantité de 260 poinçons de vin tant pleins que vides lesquels sont actuellement au port d’Ablon … qu’ils seraient arrivés le 4 de ce mois sur les 4h du soir au port d’où ils n’ont pu lâcher attendu les glaces survenues, qu’il puisse constater l’impossibilité qu’il y a de lâcher les 3 bateaux tant à cause qu’ils sont entourés des glaces qu’à cause que la rivière n’est point navigable par la quantité de glaçons dont elle est couverte ».