vendredi 24 juin 2016

T comme... Tambour dans les guerres napoléoniennes

Mon arrière-grand-oncle Jean Baptiste LENFANT est l'ainé des oncles de Désiré LENFANT, couvreur et porcelainier dont je vous ai déjà parlé..
Nul doute qu'il a dû lui raconter les souvenirs de ses 2 longues années passées en tant que soldat dans l'armée napoléonienne... 

Jean-Baptiste est né à Villenauxe dans l'Aube le 16 mai 1791. Le 11 mai 1811 pour ses 20 ans il est incorporé dans l'armée comme le seront 1,6 millions d'autres hommes, dont 340 000 levés en 1811 en préparation de l'invasion de la Russie.


Il prend le poste de Tambour le 1er juin 1811. Il y avait dans les régiments d'infanterie deux tambours par compagnie choisis parmi les fusiliers et commandés par le tambour-major.



Une recherche nous permet de mieux comprendre le rôle du tambour :


"A cette époque, la transmission des ordres est limitée par la perception de ceux qui les reçoivent. C'est en partie pour cette raison que l'on combattait en rangs serrés : il faut que les soldats soient suffisamment proches des officiers pour être en mesure d'entendre les ordres qu'ils leur donnent, tout simplement. L'inconvénient, c'est que même un simple bataillon d'infanterie (environ 1.000 soldats) tient énormément de place : déployé en ligne de bataille standard (sur deux rangs de profondeur, pour exploiter au mieux la modeste puissance de feu des mousquets de l'époque), il couvre quelque chose comme 250 mètres. Le tambour (tout comme le clairon) permet donc de répercuter musicalement les ordres donnés, mieux que la voix humaine ou les gestes (car les champs de bataille sont potentiellement bruyants et très enfumés). C'est un peu pareil qu'avec le drapeau, qui sert pour sa part de point de ralliement visuel. Le tambour a également un rôle important pour le moral de la troupe : mieux vaut avoir un rythme entraînant à suivre quand on monte à l'assaut, face aux balles ou aux boulets - surtout les boulets, qui ont un effet psychologique aussi terrible que leur effet physique."
Source : http://www.histoire-pour-tous.fr/forum/tambour-durant-les-guerres-t10482.html


D'après son parcours et quelques recherches, je pense qu'il est passé tambour-major (?) et qu'à 20 ans il se retrouve à combattre en 1811/1812 au sein du 86e régiment d'infanterie pendant la seconde campagne de Catalogne puis a été rappelé avec le 4e bataillon du 3e régiment d'infanterie légère en 1813 par Napoléon pour reconstituer le Grande Armée et participer à la campagne d'Allemagne, peut-être sous les ordres du Maréchal Ney.

Il a peut-être été blessé à la première attaque des troupes de Napoléon par l'armée de Silésie, le 16 août 1813, qui rompt l'armistice de Pleiwitz.
On sait seulement qu'il se retrouve à l'hôpital de Bunzlau le 19 août 1813 et qu'il sera "rayé" des rangs le 29 novembre.


Bunzlau correspond à la ville actuelle de Bolesławiec en Pologne


Jean Baptiste aura donc traversé l'Europe à pied au moins deux fois ...

Il sera médaillé de Sainte-Hélène.

Un an après son retour en novembre 1814, il se mariera avec Victoire Adélaïde Bourbonneux, dont il aura 5 enfants.
Il reprendra sûrement son métier de vigneron jusqu'à son décès à 77 ans..


Pour en savoir plus :

http://eric-denis.wifeo.com/les-armees-de-napoleon.php
http://frederic.berjaud.free.fr/Articles_de_Didier_Davin/03eLeger/3eLeger.htm
http://www.histoire-pour-tous.fr/histoire-de-france/2502-la-vie-quotidienne-des-soldats-de-napoleon.html

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