jeudi 30 juin 2016

Z comme... ZigonneZ-vous ?

Pas de Zénobie partie à Zanzibar Zieuter la Zibeline ou le Zébu...
Pas de Zéphyrin Zonard Zigouillé par un Zigoto de Zouave à Zagreb...
Pas de Zélia un peu Zinzin Zigzagant dans ses Zinnias de Nouvelle-Zélande !

Et même pas de Zoé se promenant sur un Zèbre au jardin Zoologique !!

Alphabet en images : 31 gravures en couleur / par Marie-Madeleine Franc-NohainSource Gallica

Mais j'ai découvert le verbe Zigonner qui au Québec signifie "Travailler à de petites choses qui peuvent paraître futiles, par plaisir, pour meubler son temps ou pour apporter de petites améliorations"

Alors est ce que faire la recherche de nos ancêtres jour après jour, compléter son arbre par petites touches, par une nouvelle date ou un prénom, ce n'est pas toujours un peu Zigonner ?



Zigonnerons-nous encore ensemble pour le ChallengeAZ 2017 ?

Je pense que je repartirai l'an prochain, avec une autre branche et un autre département, la Meuse ou la Savoie ?

J'ai pris plaisir à écrire ces billets bien que les délais soient difficiles à tenir et cela m'a permis de découvrir des détails que je n'avais pas remarqués...
Dommage que celui que je préfère "les 3 tristes Mariages de Marthe Fortin" pour la lettre M soit un des moins lus... 
Pourquoi ne pas aller y faire un petit tour pour ne pas le Zapper ?

Rendez-vous en  2017 !!


Y comme... Y avait du monde à l'église ce dimanche !

Y avait du monde dans l'église de Marnay-sur-Seine, le 16 mai 1774, où 3 mariages ont lieu en même temps !
Ce sont les mariages de 3 enfants de la famille LARGUILLON avec 2 enfants de la famille LEFEBVRE et un fils DEBURE. 
Photo Georges Grand 
http://aubetdh.free.fr/marnaysurseine/eglise/002.htm

On bat les records de signatures pour ce registre, les pages ne suffisent plus !!


Edmé Charles Crépin LARGUILLON, fils mineur de Edmé Charles LARGUILLON, marchand à Marnay, et de Etienne MOINAT épouse Catherine Marguerite LEFEBVRE, fille mineure de Joseph LEFEBVRE, marchand de Pont sur Seine, et de Catherine Madeleine LECOUR.



La première sœur Marie Madelaine Edmée LARGUILLON épouse Pierre DEBURE fils de Claude Edmé DEBURE et de Marguerite DEVAUX...

... et la deuxième sœur Barbe Etienne Louise LARGUILLON épouse le frère François Marie Joseph LEFEBVRE 


Photo Georges Grand http://aubetdh.free.fr/marnaysurseine/eglise/002.htm  



Sources :
http://www.archives-aube.fr/       Marnay - 4E22503 - vues 153/154
http://aubetdh.free.fr/marnaysurseine/eglise/002.htm

X comme... X générations en éventail

Mon challenge était de me limiter à l'étude de la branche de de mon grand-père Maxime GERARD.

J'ai demandé la représentation de ses ancêtres sur 10 générations. Mon grand père étant né en 1888, la génération la plus éloignée nous amène en général avant 1600.

Voici l'éventail obtenu :



mercredi 29 juin 2016

W comme... des Wagons, encore des Wagons, toujours des Wagons !


Mes grands-parents étaient cheminots. Combien de Wagons ont-ils vus et aussi entendus passer ?


Mon grand-père Maxime GERARD est incorporé dans le 1er régiment de Génie Civil le 6 octobre 1909 pour 2 ans. Rappelé en 1914, il est blessé au Chemin des Dames, hospitalisé plusieurs fois mais reste aux armées jusqu'au 11 novembre 1918. Il a 30 ans.

Il est ensuite incorporé à l'intérieur jusqu'au 21 juillet 1919 "maintenu affecté spécial au titre de la Compagnie des chemins de fer de l'Est comme cantonnier" au poste de Doulcon à Dun-sur-Meuse, dans la subdivision de Mézières.

Le 5 juillet 1920, il épouse ma grand-mère, Jeanne PELLERIN et leurs 2 enfants naissent à Aubréville puis à Saint-Mihiel dans la Meuse. 
Ils apparaissent dans le recensement de 1926 de Saint-Mihiel tous les deux comme employés des chemins de fer.





http://www.cparama.com/

Le 1er mars 1928, il est affecté au passage à niveau de Dun sur Meuse.



Le 5 mai 1929, il passe dans la subdivision de Bar le Duc (?), puis le 14 novembre 1932, il est affecté à la gare de Ville-sur-Tourbe, subdivision de Châlons-sur-Marne (Châlons en Champagne)


La famille s'installe ensuite aux Islettes (voir I)  toujours dans la Meuse, où mon grand-père sera chef de gare et ma grand-mère garde-barrière et à la manœuvre des aiguillages.

Aujourd'hui toutes ces gares ont disparu, seuls subsistent quelques rails et des barrières... et on ne voit plus passer les wagons....




V comme... Vie communautaire

Je vous ai déjà parlé de Marie Anne Catherine CADET (mon sosa 97) et de son aïeul Jean Hucher (Voir H).

C'est encore grâce aux fabuleux travaux mis en ligne par Yves BEAUVILLE (site) que j'ai relevé une autre particularité d'un de ses ancêtres, son arrière-grand-père à la 10e génération, Jehan DEVIGNE l'ainé, (
mon sosa 49 696)  né vers 1470.

En 1521, à 48 ans, Jehan DEVIGNE est témoin dans une enquête où il est déclaré charpentier et laboureur à La Chaume, près de Ferreux-Qincey dans l'Aube. Il déclare avoir été garennier et garde pendant plus de 6 ans. 

Il dit être venu environ 30 ans auparavant de La Motte-Saint-Jean du pays de Charolais, diocèse d'Autun pour demeurer au Paraclet (site de l'Abbaye du Paraclet).


La-Motte-Saint-Jean se situe en Saône-et-Loire près de Paray-le-Monial et de sa célèbre abbaye. C'est peut-être par des liens entre les deux abbayes que Jehan s'installe au Paraclet...

C'est en faisant des recherches sur La-Motte-Saint-Jean que j'ai découvert les communautés "taisibles" (c'est à dire "tacites", sans contrat écrit), appelées également "parsonneries" qui étaient des modes de Vies communautaires dans des exploitations agricoles collectives, autrefois très répandus dans le centre de la France. 

"...Le coteau de La Motte Saint Jean abrite les vestiges de la Grande Houle, ferme du XVe siècle, (Houle dérivant du latin «olla», marmite) merveilleux ensemble de bâtiments ruraux qui regardent couler la Loire du haut de leur promontoire. 
L’histoire de cette maison commence au XVe siècle par la fondation d’une communauté familiale agricole originale "Au même pot et au même feu". Ces constructions de communautés donnent une impression de force tranquille et de vastitude. À la Grande-Houle, les parsonniers se sont mis aux travaux d’abattage d’une quantité de beaux chênes, pour confectionner l’ossature de la maison, en pan de bois avec remplissage de torchis, ainsi que la charpente. Les plus gros arbres furent réservés à la construction de la salle commune ou chauffoir, avec sa monumentale cheminée. 
Une poutre de 8 mètres de long et de 52x63 cm de section, pesant deux tonnes, fut confectionnée et hissée à hauteur de plafond au milieu de la salle. Une autre poutre, moins grosse, se trouve à même hauteur, parallèlement à la première et à 3 m 30 de distance, posée sur le mur du fond de la salle. De l’une et l’autre de ces deux grosses poutres, deux autres éléments ferment le carré de la cheminée, énorme pyramide de brique, d’un poids considérable, qui s’appuyait sur cette structure. À l’intérieur de la grande pyramide qui fumait en permanence, une énorme marmite servait à nourrir tous ses habitants.
La communauté prospéra rapidement, grâce à la marmite toujours pleine et il fallut essaimer. Les deux nouvelles communautés décidèrent de rester côte à côte et l’on construisit, à la place de l’ancienne cheminée, deux autres cheminées semblables, un peu moins grandes... "

Le site Wikipedia permet d'obtenir plus de détails sur le fonctionnement de ces communautés : 

vendredi 24 juin 2016

U comme... Ursule dernière baptisée de l'an 1

Marie Ursule GERARD est la fille de Jacques Denis GERARD et de Marie Jeanne VILLETTE, mes cousins à la 5e génération.

Elle a été baptisée à Marnay-sur-Seine dans l'Aube, le 21 octobre 1792, an premier de la République Française
Sur son acte de baptême, on voit les difficulté du curé de s'adapter à la nouvelle rédaction des actes selon la norme républicaine : "Citoyen" a été rajouté dans la marge... 
AD Aube 4E 22503 vue 283

Mais dans la note inscrite sous cet acte, on peut remarquer que le registre catholique est clos et que le baptême d'Ursule était donc le dernier baptême de cette nouvelle république pour Marnay.
AD Aube 4E 22503 vue 283
Nous Maire de la Municipalité de Marnay sur
Seine, en exécution de la loi du vingt septembre mil sept
cent quatre Vingt douze et sur la réquisition du procureur
de la commune avons clos et arrêté ce jourd'huy premier
novembre de la dite année la première de la République
Française, le présent registre ci devant à la charge
du Citoyen Bornand en sa qualité de Curé pour
être par le dit Bornand continué en qualité d'officier
publique en se conformant aux articles de la loi
ci dessus.


On peut constater les changements pour notre curé Siméon Jacques Bornand :

De curé de Marnay en octobre 1792...
... en décembre 1792, il se présente comme officier public...

...et signe  avec son nouveau titre mais uniquement de son nom

Dans le registre suivant, en 1793, il se présente comme membre du conseil municipal élu...

...et signe avec tous ses prénoms

puis on perd sa trace dans les registres après octobre 1793...

T comme... Tambour dans les guerres napoléoniennes

Mon arrière-grand-oncle Jean Baptiste LENFANT est l'ainé des oncles de Désiré LENFANT, couvreur et porcelainier dont je vous ai déjà parlé..
Nul doute qu'il a dû lui raconter les souvenirs de ses 2 longues années passées en tant que soldat dans l'armée napoléonienne... 

Jean-Baptiste est né à Villenauxe dans l'Aube le 16 mai 1791. Le 11 mai 1811 pour ses 20 ans il est incorporé dans l'armée comme le seront 1,6 millions d'autres hommes, dont 340 000 levés en 1811 en préparation de l'invasion de la Russie.


Il prend le poste de Tambour le 1er juin 1811. Il y avait dans les régiments d'infanterie deux tambours par compagnie choisis parmi les fusiliers et commandés par le tambour-major.



Une recherche nous permet de mieux comprendre le rôle du tambour :